Législatives: Les 3 questions que se posent les Français d’Europe du nord pour le changement !

Mise à jour/FRFIL-20/06/2012: A l’issue du 2ème tour des élections législatives, Axelle Lemaire a donc été élue députée avec 54,8% des suffrages (64,2 en Suède, 68,5 au Danemark, 65,2 en Finlande, , 62,7 en Norvège, 80,3 en Islande) et représentera les Français de l’étranger dans cette troisième circonscription (Royaume-Uni, Europe du nord) à l’Assemblée Nationale. Christophe Prémat est son suppléant.

Le premier tour des élections législatives dans la 3ème circonscription des Français de l’étranger (Royaume-Uni et Europe du Nord) a placé Axelle Lemaire, la candidate socialiste, en tête avec 30,16% des suffrages.  Christophe Premat est son suppléant. Entre les deux tours, il a continué sa campagne de porte à porte, organisé des réunions publiques, été à la rencontre des électeurs. Avant  le vote de dimanche, il a bien voulu nous donner les trois principales questions que se posaient les Français en Europe du nord et ses réponses: 

Q: Le sujet qui tient le plus à cœur aux Français de l’étranger semble être de loin celui du lien à la France, notamment par l’éducation. Comment étudier le Français, ne pas se déconnecter complètement du système éducatif national en ayant un cursus similaire à celui délivré en France, comment avoir des équivalences entre diplômes, avoir la télévision française (au moins TV5 monde), ne pas avoir de problème le jour du retour en France ?

C.P. : Bonjour et merci de votre question, l´éducation est au cœur du programme d´Axelle Lemaire car c´est ici que se jouent les liens avec la France notamment pour les binationaux ainsi que le rayonnement de notre pays. Nous suivons évidemment l´évolution des lycées français à l´étranger pour lesquels nous souhaitons une politique de bourses sur critères plutôt que la gratuité des frais de scolarité proposée par la droite. Ces bourses seront attribuées sur critères sociaux et régionaux. L’idéal serait que l’enveloppe fût gérée par les consulats selon des critères de revenus établis par l’Assemblée des Français de l’étranger. Cette Assemblée serait dotée d’une compétence exclusive dans ce domaine.
En outre, les lycées ne peuvent actuellement pas absorber tous les enfants binationaux d´où la nécessité d´appuyer des filières bilingues et de les diversifier géographiquement. Le bilinguisme est un bien précieux pour l´avenir et tous les programmes FLAM des pays de la circonscription seront appuyés.

Il existe certains lycées avec du français renforcé, des lycées préparant au baccalauréat international, Axelle Lemaire encouragera toutes les initiatives en ce sens pour qu´il y ait un réseau d´écoles bilingues sur la 3e circonscription. Certains pays (Lituanie, Finlande) sont bien dotés en la matière, il faut accompagner cette ouverture. Certaines familles en période de courte mobilité à l´étranger et ne pouvant scolariser leurs enfants au lycée français, ont recours au CNED avec des cours à distance, c´est parfois fatiguant et cela peut s´avérer coûteux. Il existe un dispositif nommé « l´école française en ligne » pouvant aider ces familles à maintenir le contact avec l´éducation à la française. D’autres initiatives pour les enfants francophones sont à signaler avec notamment la chaîne TiVi5mondeplus et des programmes adaptés aux différents âges. Ces programmes sont en accès libre sur internet, mais il faudra veiller à ce que les différents prestataires de services audiovisuels puissent intégrer des chaînes francophones et notamment TV5 Monde dans leur bouquet. TV5 Monde a été menacé au Danemark et nous croyons qu´une lutte intelligente pour le multilinguisme en Europe passerait par une offre équilibrée des langues par les différents prestataires audiovisuels dans les pays concernés. La carte audiovisuelle est à établir pour que les Français éloignés puissent avoir facilement accès à des chaînes françaises qui constituent de nos jours un élément indispensable à l´apprentissage de notre langue.

Pour ce qui concerne les équivalences de diplômes, elles ont progressé dans le cadre de l´Union européenne avec le système des ENIC-NARIC, mais parfois les Français se heurtent à des incompréhensions lorsqu´ils reviennent en France. Il faut au préalable préparer son dossier et pouvoir faire valider les acquis d´expérience et les cursus étrangers car il faut améliorer la réciprocité des systèmes. Oui, la députée sera là pour faire avancer ces questions, notamment pour le retour de nos compatriotes en France dont on sait qu´il peut parfois être difficile.

Q : Les nouveaux députés pourront-il nous faire entendre efficacement? Y aura-t-il des travaux communs, des collaborations entre les 11 députés des Français de l’étranger, une « union sacrée » au-delà des partis, quand c’est possible, pour faire entendre nos voix?

C.P. : Bien évidemment que les onze députés, quelle que soit leur tendance, seront amenés à collaborer activement avec les sénateurs et les conseillers de l´Assemblée des Français de l´étranger pour représenter nos compatriotes à l´étranger. Ils pourront se retrouver sur certaines questions, mais il ne faut pas oublier qu´ils ne se positionnent pas de la même manière sur un certain nombre de sujets. De ce point de vue, la politisation des enjeux des Français de l´étranger est une bonne chose car elle introduit du débat, de la réflexion et aussi du lien avec les Français de l´étranger. J’attire votre attention sur le fait que le statut même de cette assemblée pourrait évoluer puisque la Fédération des Français de l’étranger du Parti Socialiste souhaite qu’elle soit considérée comme une collectivité décentralisée d’outre-frontière. Les réformes sur la décentralisation devraient pouvoir permettre de changer ce statut afin de responsabiliser davantage cette assemblée et de lui donner des compétences véritables.

Nous appartenons clairement à la majorité de François Hollande qui a évoqué le redressement dans la justice de notre pays avec la volonté d´équilibrer les comptes publics et de relancer la croissance en évitant notamment une désindustrialisation massive et rapide. Il faut pour cela favoriser une transition économique de notre pays vers des secteurs porteurs (énergies renouvelables) qui se traduiraient par de nouvelles qualifications et de l´embauche. La justice et la jeunesse sont les deux priorités du quinquennat et à l´étranger nous y serons vigilants avec un accès juste des familles francophones à l’éducation notamment.

Q : Quelles seraient les avancées sociales qu’un député PS de l’étranger pourrait promouvoir?

C.P. : J´ai parlé de l´accès à l´éducation, mais je vois deux maux qui frappent un certain nombre de concitoyens, l´isolement et la non reconnaissance de certains droits. L´isolement peut survenir auprès de Français vivant une rupture existentielle forte (perte d´emploi, difficulté à trouver un travail, divorce….). Des avancées ont eu lieu au sujet de la question des divorces de manière bilatérale entre la France et l´Allemagne notamment, mais je pense que les nouveaux députés doivent aller dans le détail et la complexité de ces situations pour éviter que ces divorces n´aboutissent à des impasses juridiques difficiles à vivre pour nos concitoyens.
L´autre sujet concerne l´accès à la sécurité sociale française et pour cela il faut renforcer l’action sociale consulaire. Entre 2002 et 2010, les comités consulaires pour la protection et l’action sociale (CCPAS) ont diminué de 11% alors que dans le même temps le nombre de Français immatriculés a crû de 27%. La plupart des postes d’assistants sociaux consulaires ont été supprimés. Les aides aux Français en détresse dans l’Union européenne ont été supprimées pour partie.

Là encore, les députés peuvent contribuer à amender des projets de loi pour qu´ils puissent intégrer cette dimension de l´accès, c´est ce que les socialistes à l´étranger ont nommé « la France tout au long de la vie », c´est une belle formule à mon avis car elle décrit les différentes modalités de lien à la France à l´étranger. C’est dans cet esprit que nous abordons le second tour des élections législatives de dimanche prochain.
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 Résultats du 1er tour ici sur ambafrance-se.org. La candidate socialiste arrive en tête avec 30,16% des suffrages devant celle de l’UMP qui recueille 21,63%; elles sont donc qualifiées pour le second tour qui débutera à partir du mercredi 6 juin sur internet et le dimanche 17 juin aux urnes.

Pour la première fois les Français de l’étranger peuvent élire leurs députés pour les représenter à l’Assemblée nationale lors des élections législatives, les 3 et 17 juin 2012. Ils seront 11 députés au total. Axelle Lemaire est la candidate du Parti Socialiste à l’élection législative du mois prochain pour les Français en Europe du Nord (3ème circonscription qui inclut donc les pays nordiques et baltiques). Christophe Prémat est son suppléant.  Ils ont bien voulu répondre à nos questions.

Avant tout, présentez-nous votre ticket :

Christophe Prémat: Je m’appelle Christophe Premat, je suis le suppléant d’Axelle Lemaire, la candidate du Parti socialiste à l’élection législative en Europe du Nord. Je réside en Suède depuis 2008. Marié à une Suédoise, nous vivons à Södertälje avec nos trois enfants. Je suis professeur et travaille actuellement à la promotion du français et de la francophonie en Suède.
Axelle Lemaire: J’ai 37 ans, je suis mère de deux jeunes enfants qui sont tous deux, comme moi, binationaux, et ont grandi à l’étranger. J’ai suivi des études de sciences politiques et de droit avant de travailler comme spécialiste de droit international, à l’université et dans des cabinets d’avocats. Longtemps impliquée dans la vie associative, c’est par le détour de la politique britannique que je suis entrée dans la politique française : mes quatre années passées à la Chambre des communes à Westminster en tant que collaboratrice parlementaire m’ ont donné le goût de me mettre directement au service de mes compatriotes. Je pense avoir acquis un sens de la justice et de l’équité très fort et être la seule candidate qui réunisse à la fois le dynamisme et l’expérience politique nécessaire pour aborder une fonction de cette nature. J’ai d’abord été élue secrétaire de section du Parti socialiste à Londres, avant d’être choisie candidate par mes pairs pour mener la course dans l’élection législative. Je sais que j’ai peu de temps libre mais j’aime faire de la course à pieds, du violon, et je discute volontiers avec mon suppléant Christophe de littérature étrangère.

Comment est né le ticket Lemaire-Premat ?

CP: Je connais Axelle Lemaire depuis 2008, lorsqu’elle a pris en charge le secrétariat international au sein de la Fédération des Français de l’étranger du PS. J’ai eu l’occasion de travailler avec elle sur des questions comme l’action extérieure de la France. Axelle est connue pour avoir redynamisé sa section, elle a fait sa place car sa compétence, ses capacités de travail, ses qualités de leadership sont reconnues au PS. J’étais très fier qu’elle me propose d’être son suppléant. Axelle souhaitait rééquilibrer le risque de surreprésentation de Londres dans l’élection. Nous avons été élus ensemble par les adhérents du PS au sein d’une primaire à la fin de l’année 2010. Nous sommes devenus amis, cette campagne est longue et difficile, il faut se serrer les coudes, même à distance !

Qu’est-ce que peut « changer maintenant » pour les Français de Suède et des pays du Nord, un député siégeant à l’Assemblée nationale et en visite plus qu’intermittente (vu la superficie de la circonscription) dans un des coins éloignés de sa circonscription ?

CP: Dans le cadre de sa campagne, Axelle Lemaire s’est déplacée au moins deux fois dans chacun des pays nordiques et scandinaves (Norvège, Danemark, Finlande, Norvège, à l’exception de l’Islande malheureusement, pour des raisons de coûts mais où elle espère se rendre bientôt). A chaque fois, elle a rencontré des résidents français, des responsables des milieux associatifs, éducatifs, consulaires. Des dirigeants politiques nationaux aussi, comme la Ministre des finances en Finlande, pour mieux comprendre la situation socio-économique de ces pays.
Au cours de ses visites, Axelle Lemaire a pris conscience des points communs entre les conditions de vie et les attentes des Français à l’étranger en matière d’écoles, de bilinguisme, de droits des conjoints et enfants étrangers, des difficultés administratives rencontrées en France, de la perspective du retour, etc…). La candidate défend une vision inclusive de la circonscription : représenter tous les Français, sans priorité définie selon le lieu de résidence ou le niveau d’influence !

AL: Les pays nordiques présentent à mes yeux un intérêt politique particulier : terreaux de la social-démocratie, ils mélangent forte protection sociale et grand libéralisme économique. Le rôle des partenaires sociaux y est important dans la régulation de l’ordre social et sociétal, comme le sont l’égalité entre les hommes et les femmes, les droits de l’homme et le développement durable. J’ai toujours apporté une attention particulière à la Suède qui représente la troisième communauté de la circonscription après les Français du Royaume-Uni et d’Irlande. Lors de mes rencontres, j’ai compris que les Français en Suède sont attachés à leur qualité de vie et à la manière dont certaines questions sont abordées (équilibre entre les temps de travail et le temps personnel, rôle de l’éducation, recherche du consensus politique dans les prises de décision).

Ce qui va changer ?

AL:
Ce qui va changer, c’est que mon action s’inscrira dans celle de la majorité de gauche qui travaillera pour que les engagements pris par François Hollande se concrétisent.  Mes interventions politiques auront pour plus de poids par exemple pour discuter et voter la loi de finances, qui concerne aussi les budgets consacrés au réseau éducatif, culturel, consulaire à l’étranger, ou pour s’intéresser aux moyens d’accompagner nos PME exportatrices en facilitant l’accès au crédit, à l’innovation, et les démarches administratives. D’autres questions comme le statut des chercheurs à l’étranger et la valorisation des trajectoires professionnelles après un séjour à l’étranger me tiennent aussi à cœur. Éducation, immigrations et familles, activités consulaires, mobilité professionnelle, culture, entreprises, recherche, étudiants, retraites, citoyenneté… l’ensemble de nos propositions sont disponibles sur le site www.axellelemaire.eu


Quel sera son lien à l’électeur ? Y aura-t-il une permanence ouverte « en permanence » ?
Le nouveau député pourra-t-il recevoir les doléances des électeurs que ce soit pour des problèmes de particuliers, un projet d’entreprise, une initiative à prendre… ?

CP: Outre le soutien qui pourra être apporté sur certains dossiers, Axelle Lemaire sait qu’elle devra s’inspirer de la réalité du terrain pour contribuer à l’élaboration de textes en phase avec les projets et la vie de nos compatriotes à l’étranger. Je pourrai également lui indiquer certaines problématiques récurrentes en Suède puisque j’y vis et rencontre des Français au quotidien. Si Axelle est élue, elle partagera son temps entre la présence au Parlement et les visites au sein de la circonscription. Elle m’a confié que, si les réseaux sociaux permettent d’augmenter une audience, rien ne remplace les contacts directs plus authentiques, même si elle sait qu’il sera difficile de voyager autant qu’elle le souhaiterait. En dehors des déplacements réguliers ou d’urgence et de ses « permanences itinérantes », elle souhaiterait tenir une permanence virtuelle chaque semaine, car elle doute que l’Assemblée fournirait les moyens d’avoir des représentants dans tous les pays. Mais dans tous les cas, la moitié de son travail serait consacrée à la circonscription pour traiter des dossiers locaux, y compris locaux, et « créer du lien » selon l’esprit d’Europe du Nord que nous avons identifié avec Axelle (plus d’infos sur http://www.axellelemaire.eu/lesprit-deurope-du-nord-a-lassemblee-nationale-les-principes-de-mon-action/ )

On connait le statut des sénateurs de l’étranger (ils viennent, ils font un rapport et bonsoir! Quelle sera sa place à côté des institutions régaliennes (l’Ambassade, l’Institut, la Mission économique…)

CP: Le rôle et la place de ces députés seront en partie définis par les nouveaux élus, alors autant en profiter et défendre une vision ambitieuse de la fonction ! Axelle ne serait pas une représentante de l’administration, une ambassadrice ou une élue locale. Elle devra travailler avec tous ses interlocuteurs dans le rôle qui est le sien : donner une impulsion politique aux décisions à prendre, essayer de débloquer des dossiers, s’inspirer de ce qui se passe dans nos pays pour voter la loi en France et internationaliser le débat. Ce que préfère Axelle par-dessus tout, c’est sortir des sentiers battus pour recueillir des témoignages, secouer l’ordre établi, évoluer dans le sens du progrès pour tous. Il est encore trop tôt pour le dire, mais les députés des Français de l’étranger siègeront au sein de commissions parlementaires et Axelle aimerait travailler sur l’action extérieure de la France ou la définition des lois. Le lien entre ces commissions et les institutions représentant la France en Suède sera très important, la nouvelle députée pourra contribuer à renforcer les synergies.

N’y-a-t-il pas des contextes spécifiques entre les pays nordiques et baltiques?

CP: Axelle Lemaire s’est aussi rendue dans les trois pays baltes, pour mieux comprendre les identités propres de chacune de ces nations sur la zone. On la pense en France comme un bloc monolithique, alors L’Estonie est par exemple plus proche de la Finlande au plan linguistique, culturel et économique que de ses voisins baltes. Mais les trois États restent marqués par leur histoire, leur proximité avec la Russie, les problématiques nationales liées à la présence russophone, ce qui se traduit aussi dans leurs orientations politiques. Leur situation est aussi différente du fait d’une adhésion plus récente à l’Union européenne dont Axelle s’est beaucoup réjouie. Il y a encore à faire dans le développement de nos relations avec ces pays, traditionnellement plus tournés vers l’Allemagne, mais nous avons été marqués avec Axelle par le dynamisme des relations franco-baltes, notamment au plan linguistique (présence d’écoles bilingues), culturel (rayonnement des Instituts et des Alliances) et commercial. Le potentiel est grand et nous sommes persuadés qu’une coopération renforcée avec ces pays pourra davantage les tourner vers la France, ce d’autant plus que la zone « nordique » au sens large partage des positions communes sur certaines grandes questions (avenir de la mer Baltique, coopération économique régionale, par exemple).

En conclusion, pourquoi doit-on voter pour vous ?

AL: « Cette nouvelle forme de représentation politique vient combler un vide, pour les Français qui vivent à l’étranger et peuvent perdre le lien d’attache citoyenne à leur pays, mais aussi pour l’Assemblée nationale qui aurait tout intérêt à ouvrir ses débats sur le monde. J’ai envie de servir de lien, entre les Français installés en Europe du Nord, et entre la France et les pays de la circonscription. J’aimerais aussi faire sonner une voix différente dans le débat politique national et changer les idées reçues concernant les Français d’Europe du Nord. Je considère d’ailleurs que l’enjeu de cette élection dépasse celui de ma candidature, car il est politiquement symbolique : représenter les Français dans toute leur diversité, sans exclusive ni sociale ni géographique, et ancrer les valeurs de gauche pour réorienter le débat européen. Au plan personnel, cette campagne m’a fait du bien et m’a beaucoup appris. Avec François Hollande, la victoire d’une majorité socialiste à l’Assemblée nationale sera aussi bénéfique à la France et aux Français. C’est la condition d’un véritable changement. »

CP: Et moi j’ai envie d’ajouter qu’Axelle Lemaire a la passion, la compétence, le sens de l’équité et le souci de représenter tout le monde (et non pas seulement une minorité influente), qui feront d’elle une très bonne députée d’Europe du Nord, qui parlera avec fierté de ses compatriotes à l’Assemblée nationale et pèsera dans le débat politique national au sein de la famille politique socialiste. J’espère que nous saurons lui faire confiance.

9 reflexions sur “Législatives: Les 3 questions que se posent les Français d’Europe du nord pour le changement !

  1. yves

    Ravi de voir un ‘nordique’ impliqué dans cette élection. L’Europe du nord, ce n’est pas seulement Londres!

  2. jacques

    Et les autres candidats ils n’existent pas ?? Ils n’ont pas le droit de s’exprimer dans Francofil ?? Ou bien Francofil a déjà fait son choix. Dites, dites, dites…

  3. dd

    Axelle Lemaire a donc été élue députée avec 54,8 % des suffrages (plus de 60% en Suède) et le tandem Lemaire/Premat sera donc le premier ticket gagnant des Français d’Europe du Nord à l’assaut de l’Assemblée nationale…