La dramaturge française Yasmina Reza au Théâtre National

Portrait de Yasmina Reza
Dramaturge, écrivain, réalisatrice, auteure satirique, la Française Yasmina Reza est connue dans le monde entier pour sa pièce Art qui a été jouée dans plus de trente langues. Sa nouvelle pièce, Le Dieu du Carnage, créée en France en 2008, a été accueillie avec enthousiasme par les critiques et a déjà remporté le prestigieux prix Tony Award, l’équivalent des Oscars pour le théâtre. Ce prix n’avait jamais été attribué à un auteur non anglo-saxon auparavant.
Yasmina Reza est depuis dix ans la dramaturge contemporaine la plus jouée au monde.  Sa production est très variée (théâtre, récits, romans). Elle a débuté sa carrière en tant qu’actrice. En 1987, à l’occasion de sa toute première pièce conversation après un enterrement, elle remporte un Molière. Après une traduction de la Métamorphose de Kafka pour le réalisateur Roman Polanski, Yasmina Reza a produit une seconde pièce intitulée la Traversée de l’hiver. Mais ce n’est qu’en 1994, avec la première de Art, à Paris, que Yasmina Reza est reconnue et applaudie pour son travail. Cette satire de quatre-vingt dix minutes, dans laquelle trois amis se disputent autour d’un tableau blanc, a remporté les prix internationaux des Laurence Olivier Award et des Tony Award. La Française a également à son actif trois romans : Désolation, Adam Haberberg et Hammerklavier. Son livre L’Aube, le Soir ou la Nuit traite de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Plus récemment, l’artiste française est passée au cinéma en réalisant son premier long-métrage, Chicas, un film adapté de son propre livre Une pièce espagnole.
Ses pièces, toujours empreintes d’un pessimisme voilé d’humour, mettent en scène des personnages contemporains, qui  reflètent les défauts et le ridicule de la société. Yasmina Reza manie à merveille le détournement des conventions sociales, sans pour autant se faire moralisatrice. Elle invite plutôt à réfléchir sur nos actions au quotidien. Dans un entretien au magazine Lire, l’auteure affirmait avoir développé ce sens de l’observation, du ridicule et de la farce afin que « la philosophie redevienne ce qu’elle a toujours été : un art de vivre »
Le dieu du carnage ou comment une conversation civilisée s’embarque sur la mauvaise pente pour le malheur des uns et le plaisir de nos zygomatiques…
Dans sa nouvelle création, Le Dieu du carnage, elle mêle à un quotidien banal la singularité de nos humanités. Deux couples se rencontrent afin de discuter d’une altercation entre leurs enfants : Ferdinand Reille a attaqué Bruno Houillé à l’aide d’un bâton et lui a cassé deux dents au cours d’une bagarre après l’école. En adultes dignes de ce nom, les parents décident de régler cette affaire avec civisme, mais c’est sans compter sur l’intervention du « dieu du carnage » qui sommeille en chacun de nous et qui va les entraîner dans une spirale haineuse. Inspirée par une histoire que lui a raconté son fils de 13 ans, la pièce montre que sous nos costumes d’Occidentaux civilisés et polis demeurent toute la violence, les instincts sauvages et la souffrance inhérentes à l’être humain.
La magie de la pièce opère grâce à l’habileté de Yasmina Reza qui parvient à susciter un sentiment de proximité avec ces personnages ignobles, mais pourtant humains. Cependant, bien plus que de mettre en évidence la barbarie qu’il y a en chaque être humain, Yasmina Reza concentre sa critique sur un milieu très sociologiquement très défini , celui des classes aisées et cultivées.
Après une adaptation du Dieu du carnage aux États-Unis et en Grande-Bretagne, la pièce sera jouée, en norvégien, au Théâtre National d’Oslo, le 17 avril. L’adaptation sous le titre Blodig alvor est l’œuvre du célèbre acteur et dramaturge norvégien Kjetil Bang-Hansen. Les acteurs Ågot Sendstad, Kim Haugen, Gisken Armand et Mads Ousdal incarnent d’une part le couple Arvid et Anette et de l’autre Mikkel et Veronika.
La première phrase : « Les Houllié et les Reille, assis face à face. 
On doit sentir d’emblée qu’on est chez les Houllié et que les deux couples viennent de faire connaissance. »

10_04_17_BLODIGALVORDramaturge, écrivain, réalisatrice, auteure satirique, la Française Yasmina Reza est connue dans le monde entier pour sa pièce Art qui a été jouée dans plus de trente langues. Sa nouvelle pièce, Le Dieu du carnage, créée en France en 2008, a été accueillie avec enthousiasme par les critiques et a déjà remporté le prestigieux prix Tony Award, l’équivalent des Oscars pour le théâtre.

Yazmina Reza qui a fêté l’an dernier ses cinquante ans a étudié le théâtre et la sociologie. Au début des années 80, elle décroche quelques seconds rôles au cinéma, puis se lance dans l’écriture. Sa première pièce, montée en 1987, Conversation après un enterrement, lui vaut le Molière du meilleur auteur. Après une traduction de La Métamorphose de Kafka pour le réalisateur Roman Polanski, Yasmina Reza produit une seconde pièce intitulée la Traversée de l’hiver. Mais c’est en 1994, avec la première de Art, à Paris, qu’elle rencontre le succès. Cette satire de quatre-vingt dix minutes, dans laquelle trois amis se disputent autour d’un tableau blanc, a remporté les prix internationaux les plus recherchés (Laurence Olivier Award et Tony Award). La Française a également à son actif trois romans : Désolation, Adam Haberberg et Hammerklavier. Son livre L’Aube, le Soir ou la Nuit traite de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy lors des élections de 2007. Plus récemment, l’artiste française est passée au cinéma en réalisant son premier long-métrage, Chicas, adapté de son propre livre Une pièce espagnole.

Ses pièces, empreintes d’un pessimisme voilé d’humour, mettent en scène des personnages contemporains, qui reflètent les défauts et le ridicule de la société. Yasmina Reza manie à merveille le détournement des conventions sociales, sans pour autant se faire moralisatrice. Elle invite plutôt à réfléchir sur nos actions au quotidien. Dans un entretien au magazine Lire, l’auteure affirmait avoir développé ce sens de l’observation, du ridicule et de la farce afin que « la philosophie redevienne ce qu’elle a toujours été : un art de vivre ».

Le Dieu du carnage ou comment une conversation civilisée s’embarque sur la mauvaise pente pour le malheur des uns et le plaisir de nos zygomatiques…

Dans sa nouvelle création, Le Dieu du carnage, elle mêle à un quotidien banal la singularité de nos humanités. Deux couples se rencontrent afin de discuter d’une altercation entre leurs enfants : Ferdinand Reille a attaqué Bruno Houillé à l’aide d’un bâton et lui a cassé deux dents au cours d’une bagarre après l’école. En adultes dignes de ce nom, les parents décident de régler cette affaire avec civisme, mais c’est sans compter sur l’intervention du « dieu du carnage » qui sommeille en chacun de nous et qui va les entraîner dans une spirale haineuse. Inspirée par une histoire que lui a raconté son fils de 13 ans, la pièce montre que sous nos costumes d’Occidentaux civilisés et polis demeurent toute la violence, les instincts sauvages et la souffrance inhérentes à l’être humain. La magie de la pièce opère grâce à l’habileté de Yasmina Reza qui parvient à susciter un sentiment de proximité avec ces personnages ignobles, mais pourtant humains.

Après une adaptation du Dieu du carnage aux États-Unis et en Grande-Bretagne, la pièce sera jouée, en norvégien, au Théâtre National d’Oslo, à partir de demain, samedi 17 avril. La pièce qui a reçu le titre étonnamment neutre Blodig Alvor, est mise en scène par le célèbre acteur et dramaturge norvégien Kjetil Bang-Hansen. Les acteurs Ågot Sendstad, Kim Haugen, Gisken Armand et Mads Ousdal incarnent d’une part le couple Arvid et Anette et de l’autre Mikkel et Veronika.

La première phrase : « Les Houllié et les Reille, assis face à face. 
On doit sentir d’emblée qu’on est chez les Houllié et que les deux couples viennent de faire connaissance. »

Photo : Sigurd Fandango
Renseignements et réservations : www.nationaltheatret.no

Une réflexion au sujet de “La dramaturge française Yasmina Reza au Théâtre National

  1. dd

    Elle était à Malmö cet automne avec la même pièce et ca a bien marché… On l’attend à Dramaten à Stockholm, l’antre du théâtre nordique bergmanien…