En cette fin d’année « écolo », le design et le contemporain « habillent de vert » le Marché Dauphine ! (2/2)

Le Marché Dauphine, l’un des quinze marchés du Marché aux Puces de Paris/StOuen,  a toujours été à la pointe de la modernité. C’est d’abord le plus jeune et le plus expert. Le plus grand et le seul entièrement couvert. C’est aussi l’un des plus événementiels.

20151213_174636Alors bien sûr il y a toujours les antiquaires et la brocante, les bijoux et les vêtements vintage, les luminaires et les tableaux du 18è, 19è chers à nos amis chineurs nordiques, qui « préfèrent venir plutôt à Paris qu’à Londres » dixit Seve Axell, l’un des plus actifs, il y a le Carré des Libraires avec ses livres et manuscrits anciens  et l’Espace Musique avec ses premiers électrophones portatifs et ses collectors de disques vinyles qui en font un must chez les « hipsters ».

20151213_174706On ne peut être que fasciné par le marché aux Puces de Dauphine. C’est un espace marchand tellement différent et exotique d’une certaine manière : avec des règles, des fonctionnements, des usages qui lui sont propres… » dit Matali Crasset, la designer  à qui a été confiée une mission de réflexion sur les espaces et les usages du marché baptisé  « Le Dauphinistère ». « Ce qui m’intéresse dans ce projet c’est de travailler sur le long terme en faisant apparaître de nouvelles logiques dans lesquelles l’art, le design, s’ancrent dans la vie. Comment créer à partir de la vie, des usages…” continue la designer.

20151213_174556Dans ce projet est inscrit également « une nouvelle mise en lumière sur le thème de la grande serre végétale à partir d’un néon vert sur la façade «new age» et de «touffes» végétales de lumière ». Une série d’actions et de projets qui sera à découvrir tout au long de l’année 2016.

Le Marché Dauphine, c’est aussi le premier marché à avoir abrité des galeries d’art contemporain. La Galerie Sebban a été la première à s’installer, il y a deux ans, sous la verrière Dauphine. Forts d’une expérience depuis plus de 25 ans dans le domaine de l’art, Michael et Yoana Sebban mettent leur savoir et leurs expériences à l’accomplissement d’une galerie à la pointe du contemporain. « La Galerie diffuse des artistes, chacun dans leur particularité, leurs techniques et leur univers…, du figuratif à l’abstrait en passant par l’holographie, le street art et l’art écologique…, des noms comme Dominique Mulhem, Samuel Salcedo, Laurent Durrey, Gilles Cenazandotti..« ._CAF3389

Précisément c’est à ce dernier, artiste corse qui travaille sur les dérèglements climatiques et ses conséquences pour les espèces animales, qu’elle consacre une exposition «  Beach Plastic Debris »  jusqu’au 31 janvier 2016

Né en 1966 à Bastia, Cenazandotti vit et travaille en Corse et à Paris. Artiste, « il se dit art-tiviste », amoureux de la mer, il développe une réflexion sur l’avenir de notre planète et l’évolution de nos modes de vie, imaginant des univers propres à la survie de l’homme et des espèces.

_CAF5017Il réalise de véritables structures d’animaux à partir de morceaux de plastiques rejetés à la mer et sans cesse recueillis par lui . Cette action a pour but de sensibiliser le public aux déchets jetés négligemment sur les plages, chaque année, et qui menacent les océans et la survie des animaux.

Que se passera-t-il quand les marées déborderont de tous ces détritus abandonnés sur terre et rejetés par la mer, quand la pollution aura touché tellement d’espèces que leur/notre existence même sera menacée ?… J’ai imaginé cet univers dans les sculptures que je réalise. Je crée des animaux en voie de disparition avec des déchets ramassés sur les plages qui leur donnent comme une deuxième peau, une deuxième vie… » présente Cenazandotti.

_CAF4977Son travail laisse à voir une nature complexe, en danger, menacée, où l’homme essaie de la recréer artificiellement pour tenter de la sauver… Il puise son inspiration dans une forte sensibilité écologique et constate sur le terrain, chaque année, lorsqu’il retourne dans sa Corse natale, une pollution grandissante. Il réalise des animaux en voie de disparition à partir d’objets et de déchets ramassés sur les plages créant par la même des clones inquiétants…

Lire la suite de l’article ici sur www.lasuededurable.com

Crédits Photos: Marché Dauphine et Galerie Sebban