Fin de la grève des fonctionnaires communaux

Depuis quelques semaines, les grèves se multiplient en Norvège et un œil étranger aux pratiques du royaume pourrait s’interroger sur les causes d’une soudaine multiplication des conflits. Ces arrêts de travail sont en fait directement liés aux accords salariaux en cours de négociations entre employeurs et organisations syndicales. Ce long processus qui visent en outre à définir secteur par secteur les grilles salariales et en particulier les augmentations consenties, a lieu tous les deux ans et se déroule généralement au second trimestre.

Dans l’industrie, les deux principaux acteurs sont NHO, la plus importante fédération patronale et LO, la principale organisation syndicale.
Mais depuis deux semaines, ce sont les débats au sein de la fonction publique qui occupent le devant de la scène et plus spécifiquement les emplois communaux. L’un des objectifs des fédérations syndicales est de profiter de ces négociations pour réduire les écarts de salaires entre hommes et femmes. Un levier pour y parvenir est les hausses accordées aux emplois à dominante féminine.

Une hausse minimale de 7.100 couronnes

Le conflit oppose KS, l’association norvégienne des autorités territoriales, aux organisations syndicales représentant les personnels communaux (Fagforbundet, Unio, YS et Akademikerne). Les écarts entre les attentes des uns et les propositions des autres ont provoqué une grève touchant jusqu’à 50.000 fonctionnaires. De nombreux écoles, garderies, services de collecte des ordures ménagères, ou encore foyers pour personnes âgées ont été perturbés.

Hier, Dag Nafstad, le médiateur public désigné par l’état pour la mise en place d’une solution a proposé une hausse salariale minimum de 7.100 couronnes par employé. Pour certains groupes cette hausse atteindrait 12.000 couronnes. En outre, les infirmières diplômées de l’enseignement supérieur (et infirmiers) bénéficieraient d’un bonus complémentaire de 2.000 couronnes.

Les syndicats ont fait part de leur satisfaction et appelé à la reprise du travail. Il reste à présent aux parties en présence à définitivement entériner cette proposition. La grille validée entrera en vigueur le 1er juillet 2010.