La Russie interdit l’importation de produits agroalimentaires finlandais

Le mercredi 14 juillet, le gouvernement russe a annoncé que les produits de 14 entreprises agroalimentaires ne pourront plus, temporairement, avoir accès au marché du grand voisin. Cette mesure qui entrera en vigueur le vendredi 23 juillet a été prise à la suite d’inspections sanitaires effectuées par les services russes au mois de mai dans 23 entreprises du secteur agroalimentaire finlandais (lait, charcuterie, viande, etc.). Le résultat de ces analyses a révélé, d’après les autorités russes, que les standards de production de 14 usines ne correspondaient pas aux exigences sanitaires russes.

Le gouvernement finlandais a fait part de son étonnement et a promis de s’occuper des possibles manquements. Sirkka-Liisa Anttila, la ministre de l’Agriculture et des forêts a déclaré que le boycott pourrait amener les acteurs politiques et économiques finlandais à reconsidérer leurs relations avec le voisin russe. Evira, l’organisme en charge de la sécurité des aliments a annoncé le 21 juillet avoir envoyé des éclaircissements et un rapport aux autorités russes. Sa directrice, Jaana Husu-Kallio devrait entamer des négociations en Finlande avec son homologue russe le 30 juillet.

De son côté, Dimitri Medvedev, le président russe en visite en Finlande (20-21 juillet) s’est voulu rassurant en déclarant le 21 juillet que : « cette affaire est un problème commercial qui ne devrait pas être politisé » et il a ajouté que le conflit sera résolu en quelques semaines. La présidente finlandaise Tarja Halonen s’est montrée aussi optimiste en espérant que les problèmes de communication entre les 2 pays seraient rapidement résolus.

Différentes explications ont été avancées pour comprendre la situation actuelle. Pour certains il s’agirait de protectionnisme alors que d’autres la Russie voudrait « montrer ses muscles » dans ses relations bilatérales avec la Finlande.

Les exportations du secteur agroalimentaire représentent 7 % des exportations totales finlandaises (2009) et la Russie 25 % (300 millions d’euros) de celles du secteur. Un boycott prolongé aurait nécessairement des répercussions importantes pour les principales entreprises de l’industrie comme Valio, Ingman ou Atria.