Les experts au secours de l’emploi à Oslo

Lundi s’est tenue à Oslo une conférence internationale organisée conjointement par l’Organisation Mondiale du Travail (OIT) et le Fonds Monétaire International (FMI). Intitulée « Les défis de la croissance, de l’emploi et de la cohésion sociale », cette conférence était parrainée par le gouvernement de la Norvège et s’est déroulée sous la présidence de M. Juan Somavia, Directeur général du Bureau International du Travail (BIT), et de M. Dominique Strauss-Kahn, Directeur général du FMI.

Elle était convoquée à un moment où les perspectives de l’emploi mondial continuent de s’assombrir à la suite de la récession provoquée par la crise financière de 2008. D’après les estimations du BIT, le monde compte environ 210 millions de chômeurs en 2010, soit 34 millions de plus qu’en 2007, juste avant la crise.

« La communauté internationale doit répondre aux effets tout à fait concrets qu’a eus la crise sur les travailleurs », a déclaré M. Dominique Strauss-Kahn à l’issue de la rencontre. « Cette réunion nous a aidés à définir les mesures qui doivent être prises pour ramener des millions de personnes vers le monde du travail. S’attaquer à la crise de l’emploi n’est pas seulement indispensable pour qu’une véritable reprise économique mondiale ait lieu, c’est aussi vital pour la cohésion sociale et la paix ».

Le FMI et l’OIT se sont mis d’accord pendant la conférence pour travailler ensemble à l’élaboration d’une stratégie dans deux domaines:

Premièrement, ils ont décidé d’examiner plus avant le concept de socle de protection sociale pour les personnes qui vivent dans la pauvreté ou dans des situations de précarité, dans le cadre d’un agenda à moyen et long terme de politiques et de stratégies macroéconomiques de développement durables.

Deuxièmement, les deux institutions vont mettre l’accent sur les politiques qui favorisent une croissance créatrice d’emplois.
Les deux institutions conviennent aussi du rôle central qu’un dialogue social fécond peut jouer pour dégager le consensus nécessaire pour s’attaquer au délicat défi de l’ajustement qu’a engendré la crise et pour veiller à ce que les conséquences sociales de la crise et de ses suites soient pleinement prises en compte.

Elles se sont également engagées à poursuivre et approfondir leur coopération afin d’appuyer le G20 et son Processus d’évaluation mutuelle qui vise à maintenir une croissance mondiale vigoureuse, durable et équilibrée.

Source : Organisation Mondiale du Travail