GRAND PARIS #6: A Paris-Saclay, universités et entreprises nordiques préparent les modes de vie de demain…!

Lors des épisodes précédents, Francofil vous a parlé de l’événement Paris-Saclay SPRING le 15 mai prochain, juste avant VivaTech Paris, puis vous a emmené à Paris-Saclay , à 20 kms au sud de Paris le nouvel éco-système de l’innovation, leader en Europe, dans ce nouveau volet Francofil vous révèle que les entreprises et les universités nordiques sont présentes à Paris-Saclay et préparent les modes de vie de demain.

Des semelles imprimées en 3D et qui épousent la forme de vos pieds ! Le fabricant de chaussures danois Ecco et Dassault Systèmes se sont alliés pour proposer aux consommateurs des semelles de chaussures en 3D qui s’adaptent parfaitement à leurs pieds.

On peut désormais se faire imprimer des semelles en 3D à la commande qui sont alors parfaitement adaptées à la forme de nos pieds. C’est l’entreprise danoise Ecco qui propose ce service, en collaboration avec Dassault Systèmes. Pour l’instant c’est un produit de luxe puisque la paire de semelles coûte 400 euros. Il faut dire que l’investissement est de taille, puisqu’il faut installer dans les points de vente tout l’appareillage nécessaire à la connaissance parfaite de l’ergonomie de votre pied.

Dans le magasin, l’acheteur se déchausse et monte sur un scanner de pieds. Il ressemble à un pèse-personnes et il mesure la longueur de chaque pied, donc la pointure exacte et aussi l’épaisseur du pied et la forme de la voûte plantaire. L’opération dure une dizaine de secondes.

Ensuite, l’acheteur met des chaussures à l’intérieur desquelles on glisse un capteur et il monte sur une sorte de tapis de course. Il marche pendant une trentaine de secondes et la machine enregistre tous les paramètres de la marche : la pression exercée sur le sol à chaque pas et pour chaque pied, les petites rotations que peut faire le pied et toutes ces mesures sont ensuite envoyées à une imprimante 3D qui va fabriquer la paire de semelles, couche après couche avec du silicone.

Il faut une heure à la machine pour fabriquer chaque semelle, donc deux heures pour la paire et une fois terminées, les semelles sont transparentes, très souples avec une structure nid d’abeille. Ce sont des semelles intermédiaires, entre celle qui touche le sol et celle qui est au contact du pied.

Pour l’instant, ces semelles ne peuvent être utilisées qu’avec les chaussures de la marque danoise mais il est probable qu’à terme, on puisse adapter le procédé à d’autres marques, notamment pour des chaussures de sport. Pour cela, les fabricant devront changer leur façon de faire les chaussures. Car cette semelle est normalement cousue, on ne peut pas la retirer pour la remplacer par une autre. Il faut donc la rendre amovible ce qui implique un changement de mode de fabrication.

Fujitsu et l’Université de technologie de Chalmers (Suède) s’engagent dans un partenariat académique de co-innovation en Intelligence Artificielle (IA)

Le 8 mars 2017, Fujitsu annonçait un investissement à hauteur de 50 millions d’euros pour soutenir l’innovation digitale en France grâce à une collaboration renforcée avec le gouvernement français et Business France, pour combiner le savoir-faire japonais à son expertise locale. Cet investissement s’est articulé autour de 3 axes principaux:

  • l’ouverture à Paris-Saclay d’un Centre d’Excellence (CoE) dédié à l’Intelligence Artificielle au service des entreprises au sein de l’incubateur de l’École Polytechnique (Drahi X-Novation center),
  • des programmes de recherche conjointe sur l’Intelligence Artificielle avec des institutions
  • et, enfin, la coopération avec les startup.

Opérationnel depuis plusieurs années à Paris-Saclay, le CoE a déjà enclenché de nombreux projets, avec un focus particulier sur les usages de reconnaissance vidéos au service du Commerce de détail (retail) et de l’Industrie, dont une douzaine en partenariat avec des start-up. Les équipes de Fujitsu fournissent un travail renforcé en matière de Deep Learning et de Natural Language Processing, appliqués aussi bien aux secteurs de la Santé, du Retail et de l’Industrie. Par exemple, elles ont fourni un travail clé autour de la reconnaissance d’objets et, de fait, de la détection de fraude. Cette technologie est le fruit d’une reconnaissance d’image poussée, applicable dès à présent à de nombreux secteurs.

Un exemple de collaboration : le protocole d’accord signé en novembre 2017 entre Fujitsu France et l’Université de Technologie de Chalmers (Göteborg, Suède). Il vient notamment renforcer le partenariat sur la numérisation et l’innovation conclu en juillet de la même année entre le Président français Emmanuel Macron et le premier Ministre suédois Stefan Löfven.
– Dans le cadre de ce partenariat, Fujitsu France a accueilli l’été dernier,  3 étudiants suédois pour une immersion de 2 mois auprès des équipes françaises de son Centre d’Excellence (CoE) en IA à l’Ecole Polytechnique, en plein cœur du pôle scientifique et technologique de Paris-Saclay. Les stagiaires ont eu l’opportunité de définir eux-même leur projet de stage en fonction de leurs affinités sur des sujets tels que : le Machine Learning, l’IoT, l’analyse vidéo ou encore la programmation.
« J’ai découvert la reconnaissance vidéo lors d’un événement en Suède. J’ai été séduit par les possibilités technologiques offertes et je suis ravi qu’elle constitue une part de mon cursus de M2. Aussi, quand j’ai entendu parlé d’une opportunité de stage en France
au sein du Centre d’Excellence de Fujitsu, j’ai sauté sur l’occasion. L’expérience fut très enrichissante : la majorité des recherches en technologie et Intelligence Artificielle est conduite sur le pôle d’innovation de Paris-Saclay. Être au cœur d’une telle émulation intellectuelle a été une expérience extraordinaire. » témoignait  un des stagiaires Lisanu Tebikew Yallew, étudiant en première année de Master au sein de l’Université de technologie de Chalmers.

Le Ministre suédois de l’Entreprise et de l’Innovation, Mikaël Damberg, lors de sa visite du Centre d’Excellence de Fujitsu en mai 2018

« Ce partenariat souligne la nature des relations diplomatiques existantes entre la Suède et la France. Il vient les renforcer dans un écosystème universitaire de recherche et d’innovation en plein essor autour de l’IA », commentait Benjamin Revcolevschi, Directeur de Fujitsu France.« Fujitsu est extrêmement fière et heureux d’initier ce partenariat avec l’Université de Technology de Chalmers. Nous étions ravis de lancer la collaboration et d’en faire part au Ministre de l’Entreprise et de l’Innovation, M. Damberg, lors de sa visite du Centre d’Excellence en mai
dernier. » poursuivait-il
« Une approche innovante et une profonde connaissance des possibilités de l’intelligence artificielle sont clés pour naviguer dans l’ère digitale dans laquelle nous entrons. Cette coopération avec une entreprise de la renommée de Fujitsu à l’échelle internationale est un bel exemple de la manière dont la France et la Suède peuvent partager leurs expériences. J’espère voir de nombreuses nouvelles intiatives dans ces domaines », se félicitait Fredrik Hörstedt, Vice-Président de l’Université de Technologie Chalmers.

Dans un prochain volet nous irons voir à Paris-Saclay, les entreprises de télécommunications nordiques: le centre de recherche géant du Finlandais Nokia et le « 5ème Garage » du  Suédois Ericsson préparer l’avenir de la 5G en Europe.

Crédits photo: Paris-Saclay, Fujitsu, Chalmers, Dassault Systèmes, ECCO Shoes