Francolympien#6 : C’est à #Marseille que les Jeux #Olympiques de #Paris2024 auront commencé !

Marseille, 2ème ville de France (870.000 habitants), l’une des plus vieilles, fondée par les Grecs (600 ans avant Jésus-Christ sous le nom de Massalia), est considérée comme la « Porte de l’Orient » par son ouverture  sur la mer Méditerranée , ses origines cosmopolites (grecques, romaines) marquées, depuis l’Antiquité, par de nombreux échanges culturels et économiques avec l’Europe du Sud, le Proche-Orient, l’Afrique du Nord et l’Asie.
Pas étonnant que la cité phocéenne ait été choisie par le COJOP (Comité d’Organisation des Jeux olympiques et paralympiques) pour être la première ville à accueillir sur le sol français la flamme olympique, le vrai symbole des Jeux. Et pendant  2 jours, elle a embrasé Marseille pour le premier vrai temps fort, populaire, des JO de Paris 2024.

A 79 jours de la cérémonie d’ouverture, après 12 jours de mer depuis la Grèce, la flamme a donc débarqué à Marseille. Parade nautique, spectacles, happenings, concerts : la journée de mercredi a été marquée par une série de festivités près du Vieux-Port de Marseille, totalement bouclé pour l’occasion, en présence d’Emmanuel Macron. Après être descendu du Belem, le fameux trois-mâts construit en 1896 (la même année que la première olympiade moderne à l’initiative de Pierre de Coubertin) et avoir parcouru quelques mètres dans le Vieux-Port de Marseille en délire (près de 200.000 spectateurs), le nageur, triple médaillé olympique, Florent Manaudou a transmis la flamme à Nantenin Keïta, athlète paralympique, qui elle, l’a confiée au rappeur marseillais Jul. A lui, l’honneur d’allumer le chaudron olympique. Jeudi 9 mai, 200 relayeurs, anonymes comme personnalités publiques, comme le Relais de l’Europe réunissant une dizaine d’athlètes européens dont la skippeuse suédoise Hanna Koba, se sont succédés pour porter la flamme à travers la ville tout au long de la journée

De là, le feu sacré d’Olympie entamera un périple de 12 000 kilomètres à travers toute la France, outre-mer compris, qui s’achèvera dans la vasque parisienne le 26 juillet, pour la cérémonie d’ouverture.
12.000 kms pendant 68 jours. Plus de 400 villes seront traversées dont 65 villes étapes et portée avec fierté par 11.000 porteuses et porteurs. Elle passera par de nombreux sites touristiques, le Mont-Saint-Michel, les châteaux de la Loire ou encore le château de Versailles, les grottes de Lascaux ou la cité médiévale de Carcassonne; historiques, les plages du Débarquement et le Mémorial de Verdun; culturels le Palais des festivals de Cannes et d’Avignon comme le musée de la Bande dessinée d’Angoulême comme elle mettra aussi en valeur des traditions hexagonales avec un détour par les vignobles de Saint-Émilion (Gironde), de Chablis (Bourgogne), Layon (Loire) ainsi que le Viaduc de Millau (Aveyron), le centre spatial de Kourou (Guyane), le mont Ventoux (Vaucluse), le parc du Puy du Fou (Vendée), les arènes d’Arles (Bouches-du-Rhône), la Cité internationale de la langue française (Aisne), le musée Louvre-Lens (Pas-de-Calais), le Palais des festivals de Cannes (Alpes-Maritimes). avant d’arriver à Paris le 26 juillet. Elle traversera l’Atlantique ainsi que l’Océan Indien et le Pacifique à l’occasion du « Relais des Océans » pour se rendre dans 6 territoires ultra-marins : en Guadeloupe, Guyane, Martinique, Polynésie française, Nouvelle-Calédonie et à La Réunion. Ici le parcours complet du relais de la flamme 

A Marseille, si la ville, la région, la métropole et le département n’ont pas lésiné sur les moyens pour ces festivités devant près de 200.000 spectateurs. « 1,8 millions d’euros ont été investis. On a fait briller la ferveur populaire  » pouvaient se féliciter les organisateurs.

Mais déjà le 2 avril dernier, au cœur de l’effervescence préolympique, Marseille avait inauguré sa nouvelle Marina olympique, sur le site emblématique de la Marina du Roucas-Blanc, prête à accueillir les épreuves de voile olympique des Jeux.
Nichée à l’extrémité sud de la corniche surplombant la Méditerranée, la nouvelle Marina s’apprête à se hisser au rang des hauts lieux de la voile mondiale. Ce site, abritant le Pôle France de voile et les athlètes de l’Équipe de France depuis près d’un an, accueillera plus de 330 marins internationaux dans 10 disciplines, du 28 juillet au 8 août.
Spécialement construite et aménagée sur l’immense base nautique existante de Roucas-Blanc, à côté de la plage du Prado,  de quelques 7000m2 a été réalisée autour d’un plan d’eau réaménagé et sur 17.000m2 de terrain de mise à l’eau, stockage et packing. L’ensemble de béton blanc brossé, allégé par de grandes verrières et des piliers, est composé de quatre bâtiments aux allures élégantes et sobres. Deux d’entre eux abriteront le Centre municipal de voile et la Fédération française de voile, les ateliers techniques de la ville et des associations liées aux pratiques nautiques et la protection de la diversité.
Un immense hangar à bateaux arbore ses hauts plafonds permettant d’y ranger les voiliers sans avoir à démâter. « La marina est un outil unique qui va permettre de s’entraîner dans un confort formidable pendant et après les Jeux » dit-on à la mairie. Le centre d’entraînement peut accueillir jusqu’à 180 sportifs. L’installation aura coûté 49,2 millions d’euros dont 31 millions pour les travaux maritimes. Il a fallu creuser le plan d’eau, évacuer des tonnes de vases polluées pour le rendre à nouveau navigable et créer un courant permettant à la faune de revenir. « On aura 2 stades à Marseille le Vélodrome et la Marina, ouverte face à la mer, cet élément naturel longtemps oublié, un élément de fierté autant que le foot » assure l’adjoint à la mer qui entend présenter la nouvelle Marina comme le nouvel emblème écolo de la ville. Exigeant du point de vue sportif, cet équipement le sera aussi pour les aspects environnementaux. Une Marina qui, à l’issue des compétitions olympiques, deviendra le stade municipal de voile, un symbole de démocratisation de la pratique de la voile pour tous les Marseillais.

A Marseille un premier bel échauffement pour les Jeux de la 33ème Olympiade à Paris
Marseille a fait de l’arrivée de la flamme olympique le vrai départ des Jeux, la nouvelle Marina dans sa rade sera le grand théâtre des épreuves de voile des Jeux Olympiques, son temple, le Stade Vélodrome accueillera également 10 matches de football, un nombre record de spectateurs est attendu (12.000 par jour pour les régates, 300 à 400.000 pour les dix matches de foot)… Quelques dizaines de millions d’euros d’investissement, pour des retombées économiques escomptées à des centaines, une visibilité estimée à 1 milliard de téléspectateurs,  pour un engagement sociétal sur des dizaines et des dizaines d’années… Marseille2024 a misé gros dans sa rivalité et… son partenariat avec Paris2024.

Crédits photos, Olympics.com/DR, Paris2024/DR, Icon Sport/Julien Mattia, AP/SIPA/Aurélien Morissard, AFP/Sylvain Thomas