… Quand son programme thématique actuel #Curiosité(s) #AvignonTerredeCulture2025 et son dispositif singulier permanent #Quartet+Avignon viennent valider ce classement !
S’il y a 25 ans, Avignon devenait le phare culturel de l’Europe en tant que Capitale culturelle européenne 2000, la « Cité des papes », préfecture du Vaucluse, riche de son passé historique et artistique, a été désignée, 25 ans après, première ville culturelle de France (hors Paris) selon un classement réalisé par le quotidien francilien Le Parisien (publié le 22 mars dernier) .
En ce début 2025, la municipalité, qui vient d’ouvrir une grande année culturelle pour fêter le 25e anniversaire d’Avignon capitale européenne de la Culture, voit récompenser la diversité de son offre culturelle, et lui donne une impulsion supplémentaire pour son programme Terre de Culture 2025, un projet ambitieux pour développer encore davantage la culture et les arts sur son territoire.
Parmi les points qui ont permis à la ville vauclusienne de décrocher cette première place, il y a bien sûr son célèbre Festival de Théâtre, mais aussi son offre culturelle (avec plusieurs musées renommés, un nombre important de lieux de spectacle, un Opéra…), son patrimoine historique (Palais des Papes, pont Saint-Bénézet, rues médiévales et nombreuses églises…) et des structures tels que cinémas, librairies et bibliothèques…. Et depuis l’an dernier une nouvelle salle de spectacle Confluence, d’une capacité de 1 650 places (l’équivalent de l’Olympia à Paris), à proximité de la gare TGV. Lire plus ici
Quand patrimoine et création contemporaine se rencontrent… 
Et puis il y a ce fameux dispositif Quartet + Avignon, lancé en 2019 qui permet aux associations culturelles locales en lien avec les arts plastiques, numériques et contemporains de bénéficier de lieux patrimoniaux pour y organiser des expositions ou des performances artistiques et les rendre accessibles à un plus large public. 5 lieux emblématiques de la ville ont été choisis: le Cloître Saint-Louis, la Chapelle Saint-Michel, La Manutention, l’Église des Célestins
et l’Église des Cordeliers.
Le Cloître Saint Louis : Ce bâtiment du XVIIe siècle fut d’abord une maison consacrée à la formation religieuse des jésuites. Il fut ensuite transformé après la Révolution en succursale de l’Hôtel des Invalides de Paris. C’est le lieu majeur du dispositif Quartet +. Plus de 800 m2 d’exposition sur 3 niveaux. C’est également l’adresse de l’Institut Supérieur des Techniques de spectacle et du Centre de presse du Festival d’Avignon.
Le bâtiment de la Manutention se situe à l’arrière du Palais des Papes dans les Jardins du pape Clément VI fait également office de réserve et de répétitions pour les spectacles de la Cour d’honneur pendant le festival. Dès 1985, la ville propose à des artisans et artistes d’investir les lieux pour en faire des ateliers. Ils seront rejoint quelques années plus tard par le réseau des Cinéma Utopia et des associations culturelles
La Chapelle Saint Michel petite chapelle qui date du 14è siècle, vendue comme bien national après la Révolution, puis englobée dans des immeubles et en grande partie défigurée. Ces constructions ont été rachetées par la ville il y a une vingtaine d’années. Les restes de la chapelle ont été dégagés et peu à peu restaurés sous contrôle des Monuments Historiques. La superficie de l’espace réservé aux expositions est de 47 m².
L’Eglise des Cordeliers qui date également du 14è, vendue comme bien national et en partie démolie après la Révolution. Seule aujourd’hui la Chapelle subsiste et est inscrite sur la liste des Monuments Historiques.
Enfin, Le Couvent des Célestins, dernière fondation de la papauté avignonnaise et la plus fastueuse après celle du Palais, fut sous l’Ancien Régime, l’un des plus somptueux d’Avignon.
Pour célébrer comme il se doit les 25 ans d’Avignon, capitale européenne de la Culture, la ville s’est parée d’un nouvel écrin muséal dans l’église des Célestins, classée au titre des Monuments Historiques, restaurée en 2019 (la superficie de l’espace réservé aux expositions est de 840 m2). Tout au long de cette année, cet écrin patrimonial, rebaptisé Musée des Curiosité(s) s’ouvre à la création contemporaine en accueillant quatre grandes expositions, et devient donc le 7ème musée (éphémère) de la ville.
En janvier, le Fond Régional d’Art Contemporain (FRAC Sud) a invité un groupe d’étudiantes de l’Ecole Supérieur d’Art d’Avignon à devenir commissaires d’exposition et imaginer leur propre exposition « Erosion du Réel (en)quête de sens » sous l’œil expert de l’équipe de la direction de la Collection Lambert. Ces commissaires d’expo et scénographes apprenties ont fait se confronter les œuvres d’art contemporain du FRAC avec l’architecture du XIVè siècle.
Depuis le 30 mars et jusqu’au 15 juin, le Musée des Curiosité(s) accueille le Musée international des Arts modestes (MIAM) de Sète qui possède, entre autres, la plus grande collection des œuvres d’Hervé Di Rosa, artiste peintre contemporain, inventeur des Arts Modestes, membre influent du mouvement pictural français de la « figuration libre », qui consacre le renouveau de la peinture dans les années 1980, une peinture empruntant souvent à la BD, au rock et au Pop-Art. Un florilège d’objets insolites Les Curiosités du MIAM sont exposées dans les espaces de cette ancienne église des Célestins.
A noter: 25 ans après sa création, le MIAM de Sète aime à valoriser ses collections personnelles avec des expositions « Hors les murs ». Une grande exposition des œuvres de Hervé di Rosa se tient également au Musée des Civilisations et de la Méditerranée (MUCEM) à Marseille jusqu’au 1er septembre.
En juillet et août, le Centre National des Arts Plastiques offrira une exposition en lien avec les langues invitées du Festival d’Avignon : les langues arabes, en invitant une vingtaine d’artistes photographes et vidéastes du Maghreb et du Moyen orient.
Enfin, pour clore l’année un déploiement exceptionnel des collections du Museum Requien, le musée d’histoire naturelle d’Avignon, durant lequel les spécimens les plus étranges et les plus spectaculaires envahiront l’espace majestueux de l’église des Célestins.
On le voit un programme d’une « richesse culturelle singulière » comme l’a noté Le Parisien dans son classement et ses motifs « à la différence de bon nombre de collectivités qui opèrent des coupes sombres dans les budgets culture« , que devrait venir confirmer la 3ème édition des Etats Généraux de la Culture, convoquée par la maire Cécile Helle, le 18 avril prochain, dans la fameuse salle du « Conclave » du Palais des Papes.
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Crédits photos: Office du Tourisme/DR et #AvignonTerredeCulture2025
