Le Swimrun est une discipline née en Suède qui alterne la course à pied (souvent du trail) et la natation en eau libre, sans transition : tu gardes tes baskets pour nager et ta combinaison pour courir. Et le Swimrun d’ÖtillÖ, (en français d’île en île) dans l’archipel de Stockholm, au mois de septembre en est le mythe absolu.
C’est la course la plus importante au monde. C’est l’épreuve fondatrice créatrice de la discipline en 2006. Elle fait office d’officieux Championnat du Monde de Swimrun.
Le défi : 75 km au total à travers 26 îles de l’archipel, avec 10 km de nage dans une eau souvent glaciale (autour de 12-15 °C).
Notoriété : C’est l’équivalent du championnat du monde d’Ironman à Hawaï. Il faut se qualifier ou être sélectionné sur dossier pour y participer.
La Suède en est la pionnière et la référence historique
La Suède domine historiquement la discipline (normal, elle y est née). Les Suédois sont réputés pour leur aisance impressionnante dans la nage en eau froide et mouvementée, ainsi que leur technicité sur les rochers glissants (single tracks côtiers). Mais peut-être plus encore les Suédoises puisque les Suédoises comme Désirée Andersson ou Kristin Larsson ont règné sans partage sur le circuit mondial depuis des années, accumulant les titres sur l’Ötillö.
Pendant longtemps donc le Swimrun a été une chasse gardée suédoise. Mais ces dernières années, la France s’est hissée au sommet mondial, créant une vraie rivalité et parfois même des alliances fortes entre les deux nations.
La France est devenue l’autre grande nation majeure du Swimrun européen. Les athlètes français ont comblé leur retard, notamment grâce à leur niveau exceptionnel en trail et à leur culture des sports d’endurance.
Hugo Tormento (Team Ark Swimrun, Alliance Franco-Suédoise) est devenu une légende de la discipline. Associé au Suédois Max Andersson (disparu tragiquement en avril dernier, emporté par une avalanche), le duo « Hugo & Max » a écrasé la concurrence mondiale, remportant l’Ötillö (Championnat du Monde) en 2022 et 2023, en battant au passage le record absolu de l’épreuve sous la barre mythique des 7 heures.
Les duos 100 % tricolores brillent désormais au plus haut niveau, avec des victoires d’éminents tricolores comme Matthieu Poullain et Alexis Charrier (titrés en 2024), puis Arnaud De Lustrac et Jérôme Gueguen (titrés en 2025).
En clair : la Suède a inventé le sport, mais les Français partagent désormais le trône mondial avec eux ! Cette année encore les tandems français ont gagné dans toutes les catégories : Hommes, Femmes et Mixtes. Voir résultats sur LePetitJournal.com : « La 20ème édition du championnat du monde ÖtillÖ, disputée ce lundi 7 septembre entre Sandhamn et Utö dans l’archipel de Stockholm, a été marquée par une nouvelle démonstration de force des équipes françaises et par un exploit individuel : le Franco-Néo‑Calédonien, Hugo Tormento, a décroché son troisième titre mondial, signant un triplé historique dans l’histoire du swimrun d’élite« .
Au niveau international, il n’y a pas un nombre infini de courses : le circuit est structuré autour d’un grand réseau officiel et de quelques épreuves indépendantes prestigieuses comme :
Le Swimrun Côte Vermeille au-dessus de Perpignan et Argelès-sur-Mer, la référence française. 
Cette course démarre près de Perpignan (départ principal à Argelès-sur-Mer et traversée de la côte jusqu’à Cerbère). Elle est considérée comme l’une des plus belles et plus exigeantes courses de Swimrun en France. Le parcours longe les calanques et le relief pyrénéen qui se jette dans la Méditerranée. Il propose plusieurs formats (du court au marathon très technique). Bien que ce ne soit pas le championnat du monde, c’est un rendez-vous majeur au niveau national et européen, très réputé pour la beauté et la technicité de son tracé. Le profil très escarpé (gros dénivelé dans les vignes et le relief pyrénéen) favorise énormément les Français, aguerris au trail méditerranéen. Les Suédois y font régulièrement le déplacement pour travailler le dénivelé, mais la communauté locale et l’élite française y règnent souvent en maîtres.
Crédits photos: Lepetitjournal.com/DR, VisitStockholm/DR, OT argeles-sur-mer/DR